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Nouvelles œuvres pour MIRE

Voir le projet MIRE

Mire accueille cinq nouvelles œuvres dans les gares du Léman Express : Vous êtes cordialement invité.e.s à les découvrir dès maintenant !

Cinq nouvelles œuvres réalisées pour Mire et produites par le Fonds cantonal d’art contemporain sont à découvrir à partir du jeudi 7 juillet 2022. Des textes explicatifs et les biographies des artistes sont à lire sur les totems d’information à côté des œuvres!

À découvrir sur les sept hauts d’ascenseurs des gares de Lancy-Pont-Rouge, Lancy-Bachet, Genève-Eaux-Vives et Chêne-Bourg directement sur les quais ou à l’extérieur des gares, Bea Schlingelhoff propose aux passagers du Léman Express un moment de réflexion avec Sand, une sélection de 365 koans. Le koan est une pratique millénaire issue de la tradition bouddhique zen. Sans auteur spécifique, il est le résultat d’une transmission orale entre les maîtres zen. Contrairement aux slogans dans le contexte urbain, ces courts poèmes sont destinés à susciter un moment de contemplation, sans avoir de valeur d’usage idéologique ou commerciale.

À Chêne-Bourg, Jakob Kudsk-Steensen présente Tongues of Verglas / Les Langues de Verglas et propose sur les deux murs LED se faisant face sur les quais des images qui lient l’histoire naturelle et vocabulaire numérique pour témoigner de la disparition des paysages glaciaires. L’engagement écologique de l’artiste l’incite à travailler entre les mondes numérique et organique avec une forme de « slow media ». Tongues of Verglas connecte la documentation faite par l’artiste sur la langue glaciaire du glacier d’Arolla avec un scan détaillé d’une goutte de sève du pin des Alpes.

Également à Chêne-Bourg, dans l’alcôve, Dominique Gonzalez-Foerster présente Foxyne, une œuvre captivante. Prenant comme point de départ le roman Lady into Fox (1922), l’artiste propose de suivre une transformation. Le texte raconte l’histoire d’une femme qui se transforme en renard et qui rejoint petit à petit le monde sauvage, y endossant tous les dangers inhérents. Les images comme la musique et les paroles mystérieuses du film tournent autour des thématiques de l’être en transition, de la lisière entre l’humain et l’animal, de l’incarnation et de l’énigme comme fondement de l’existence.

À Lancy-Pont-Rouge, Déjà Vu de Shuang Li découle de l’expérience de la pandémie du COVID-19, telle que vécue par l’artiste. La vidéo débute par une performance orchestrée à l’occasion de ses propres vernissages auxquels elle n’a pas pu assister. Elle engage alors une vingtaine de figurants, habillés comme elle, pour filmer les vernissages et transmettre ses messages aux invités. Ces images, capturées par les lunettes que portent ses sosies, alternent avec les images filmées par une caméra fixée sur le cou d’un canard blanc à Genève, et avec une vidéo prise par l’artiste, confinée en Europe, à l’aide de son téléphone portable.

Jennifer West présente Cat Over Moon, à découvrir sur les quais de la gare de Lancy-Bachet. Comme souvent dans son travail, elle s’y intéresse à l’histoire du cinéma. Ici, elle met en lien les trucages des premiers films fantastiques (p. ex. de Georges Méliès) avec le phénomène de la propagation des vidéos de chats sur internet, interprété par l’artiste comme une forme de « low art ». La vidéo propose différentes séquences d’un chat passant devant la pleine lune, l’image étant créée dans une technique de peinture que l’artiste a développée et perfectionnée pendant plusieurs années, en posant directement la couleur sur la bande de film analogique et en gardant volontairement ses gestes bien visibles.

À la gare des Eaux-Vives, les sept projecteurs sont actuellement en réparation et seront de nouveau en fonctionnement cet automne pour accueillir l’œuvre Deconstructing Cinematic Territories de l’artiste suisse Emmanuelle Antille.

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