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Le Fonds cantonal d’art contemporain

Le Fonds cantonal d’art contemporain est un acteur et un témoin de la vitalité de la scène artistique genevoise. Outil de soutien essentiel à la création, il intervient pour aider des productions d’œuvres, attribuer des bourses aux artistes émergent-e-s et des prix aux espaces d’art. Il a également une importante vocation patrimoniale, par la constitution et la gestion de la collection du canton en matière d’art contemporain, et par la commande publique, qui permet d’intégrer des interventions artistiques aux aménagements du territoire et des bâtiments cantonaux. Il participe enfin à relever un des défis de la politique culturelle, celui de l’accessibilité aux pratiques artistiques, par l’élaboration de projets d’expositions, de communication et de médiation.

Créé par un arrêté du Conseil d’Etat, le 18 juin 1949, il est nommé à l’origine Fonds cantonal de décoration. Ce texte lui fixe deux objectifs principaux : venir en aide aux artistes et décorer les édifices et les espaces publics. L’arrêté institue également le fonctionnement décisionnel du Fonds, avec une commission consultative nommée au début de chaque législature, et son mode d’alimentation budgétaire, par un pourcent artistique sur les constructions cantonales.

Faisant suite à quelques acquisitions menées par l’Etat entre deux-guerres, sous l’égide du département de l’hygiène publique et de la prévoyance sociale (dont le but était prioritairement l’aide sociale), le Fonds de décoration se voit dès sa création relié au département des travaux publics, marquant ainsi son lien fort à l’architecture et à  l’espace public. Ses changements d’appellation, ainsi que son rattachement ultérieur à un nouveau département, sont révélateurs autant de l’évolution de la politique par rapport à son rôle, que d’un élargissement de son champ d’action. En 1987, la notion d’art visuel est introduite dans son titre ; il s’intitule alors Fonds de décoration et d’art visuel. Le terme de décoration finit par disparaître en 2002, lorsqu’il acquiert son nom actuel. Rattaché en 2006 au département de l’instruction publique, de la culture et du sport, il intègre en juin 2018 le nouveau département de la cohésion sociale.

Ses missions et son budget, désormais indépendant des constructions, sont énoncées dans la loi cantonale C 3 09 de 2010.