Les projets de Hanieh Rashid, Léanne Claude et Victoria Jospin, lauréates des bourses du Fonds cantonal d’art contemporain pour les diplômé-e-s de la HEAD, sont présentés du 29 janvier au 1er février 2026 à Palexpo, dans le cadre des Design Heads, salon off d’Art Genève dédié au design.
Le vernissage a lieu le jeudi 29 janvier à 18h.
Chaque jour, des visites guidées, en présence des designers, seront organisées.
L’intégralité de la programmation est à consulter sur le site de la HEAD – Genève :
Design Heads 2026 : création de demain
Informations pratiques
Palexpo, Halle 3, Route François-Peyrot 30, 1218 Le Grand-Saconnex
Horaires : jeudi 12h-19h30, vendredi 12h-20h, samedi 12h-19h, dimanche 12h-17h
Hanieh Rashid, Grandma Eternal : mémoire, virtualisation et politique de l’au-delà
Instagram: hanico_r
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Si les morts pouvaient nous parler sous la forme d’un double numérique, à quoi devraient-ils ressembler ? À l’image qu’ils avaient d’eux-mêmes avant leur décès, ou à nos souvenirs ? Ces derniers doivent-ils avoir été validés par la personne disparue ? À travers son projet Grandma Eternal, Hanieh Rashid prend acte que toute préservation implique des choix et des renoncements. L’œuvre offre un temps privilégié pour expérimenter une relation traduite, sous-titrée, négociée, plus attentive au lien qu’au simulacre.
Anthony Masure
Léanne Claude
Instagram: @leanneeclaude
Site Internet
C’est à contre-courant des mastodontes du luxe que Léanne Claude développe sa propre marque de mode et d’accessoires. Son ambition est d’assurer la soutenabilité de sa pratique tout en valorisant le travail et l’expertise des personnes sans qui une marque de mode ne pourrait voir le jour. Elle propose donc ici une collection d’accessoires, augmentée d’une plateforme numérique qui détaille les savoirs et acteurices qui leur ont donné forme.
Aude Fellay
Victoria Jospin, Olympia /cyborg, hybridité et résistance
Instagram : @victoria_jospin
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Victoria Jospin crée des installations immersives qui interrogent notre rapport au vivant et à la technologie. En rêveuse éveillée et en bricoleuse ingénieuse, elle construit des univers peuplés de créatures fantastiques hybrides. Automates, animaux naturalisés, objets chinés, sons et lumières se combinent et s’animent comme par magie dans une atmosphère fantasmagorique.
Partant de sa lecture du Cyborg Manifesto de Donna Haraway, elle propose ici une réflexion sur les normes de genre, les mécanismes de domination et les possibilités de résistance, à travers la figure de la poupée mécanique Olympia dans la nouvelle fantastique d’E.T.A. Hoffmann L’homme au sable (1817).
Florence Marguerat
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