Julien Fournival, Théa Giglio et Chaolin Li, lauréat-e-s des bourses du FCAC pour les diplômé-e-s de la HEAD – Genève, seront présentées du 17 avril au 9 mai 2026 à l’espace Halle Nord.
À partir de gestes de récupération, de récits diasporiques et de formes ambiguës à la lisière du familier, Inherited Times explore des temporalités disjointes où mémoire et disparition coexistent. Telles des traces matérielles, les œuvres présentées à Halle Nord, font office de vecteurs d’histoires en déplacement, et souvent fragmentaires.
Réunissant Julien Fournival, Théa Giglio et Chaolin Li, l’exposition semble interroger une mémoire en creux, filtrée par des points de vue situés, où l’acte de conserver engage autant le soin que la transformation, voire même la destruction du souvenir originel, s’il en est. [Texte d’Elise Lammer]
Nous avons le plaisir de vous convier au vernissage de l’exposition, le jeudi 16 avril, à partir de 18h, en présence des artistes.
Informations pratiques
Halle Nord, place de l’île 1, 1204 Genève
Mardi-samedi, 14h-18h
Julien Fournival
« La pratique de Julien Fournival ne cherche pas la cohérence mais la bascule, le point où les architectures se fendent. Ses installations — cabanes instables, narrations dédoublées, matériaux fragiles — travaillent contre l’économie du lisse et de la maîtrise. Elles n’apportent pas de résolution mais ouvrent des zones de dialogue, des lieux où l’expérience sociale se fait visible, rugueuse, intransigeante. La pratique de l’artiste ne reconstruit pas les ruines, elle les fait parler. Dans leur voix rauque s’entend ce qui, toujours, refuse l’effacement. C’est là que son geste trouve sa nécessité. »
Vanessa Cimorelli
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Instagram : @julienfournival
Théa Giglio
« Il y a deux hémisphères dans le travail de Théa Giglio. L’un sentimental, l’autre conceptuel. Analytique, d’une part, en dialogue avec l’histoire de l’art, ses documents, ses références, précis, obsessionnel, cérébral. En face, l’océan, un sentiment océanique. L’immanence, le sublime hasard de vivre, l’émotion à son état pur. Sa pratique émerge de ce vide, ou de ce trop-plein d’existence, entre visible et invisible, mortalité et immortalité, comme un archipel suspendu dans le temps, où chaque œuvre est une île, une image, un souvenir toujours en devenir, un instant arrêté pour toujours et toujours déjà au bord de son anéantissement. » Varun Kumar
Texte intégral
Instagram : @thea.giglio
Chaolin Li
« Chaolin explique que son histoire est celle d’un retour au pays. Mais elle ne dit jamais de quel pays, ni qui y retourne. Dans le récit de son grand-oncle, elle reste en retrait, elle occupe un rôle de spectatrice, de remémoratrice, de conteuse. Pourtant, en racontant cette histoire, sa propre expérience diasporique en Europe se ressent, et sa vision du monde a son importance. L’histoire de son grand-oncle est finalement devenue son auto-ethnographie à elle. Chaolin explique que son histoire est celle d’un retour au pays. Mais au lieu de répondre à la question « D’où viens-tu ? », elle cherche toujours à savoir « où je vais ». » Youjia Qian
Texte intégral
Instagram : @libing_9