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Bourses déliées Arts visuels 2022

Les œuvres des diplômé·e·s de la HEAD – Genève ayant reçu une bourse du Fonds cantonal d’art contemporain en 2021 seront présentées du 7 au 29 octobre à l’espace Halle Nord. Pour cette édition, le jury a retenu les projets de Jacopo BELLONI, Lou COHEN, Caroline SCHATTLING VILLEVAL, Nelson SCHAUB et Ilana WINDERICKX.

Depuis de nombreuses années, le Fonds cantonal d’art contemporain offre des bourses aux créatrices et créateurs issu·e·s de la Haute école d’art et de design dans l’année qui suit leur diplôme, dans le but de soutenir leur engagement dans une carrière artistique. Les artistes sélectionné·e·s réalisent un projet dont la diffusion est assurée par le biais d’une exposition. Les travaux des lauréat·e·s en Arts visuels sont ainsi présentés chaque automne à Halle Nord ; le curatoriat est assuré par les artistes, en dialogue étroit avec Carole Rigaut, directrice artistique.

En partenariat avec la HEAD, le FCAC invite de plus un·e professionnel·le de l’art à écrire un texte critique sur la pratique de chaque lauréat·e. La conception graphique a été confiée à Sonia Dominguez.

Nous avons le plaisir de vous convier au vernissage de Bourses déliées 2022, qui aura lieu le jeudi 6 octobre. Une performance de Jacopo Belloni se déroulera dès 18h :
The Superstitious – Private Enchantment [Performer : Antoine Weil].

Exposition Bourses déliées Arts visuels 2022
Halle Nord, place de l’île 1, 1204 Genève
Du 7 au 29 octobre 2022
Vernissage jeudi 6 octobre, 16h-20h

Informations sur les lauréat·e·s

Jacopo Belloni

Pour les Bourses déliées, Jacopo Belloni présente plusieurs créatures hybrides mi-suit men, mi-végétaux. En nous invitant à spéculer sur le destin de ces créatures comme sous l’emprise d’une métamorphose profonde, l’artiste met en lumière un état transitoire ambigu qui pointe tant vers une forme d’appauvrissement et de désarticulation liée à l’épuisement de certaines ressources, que vers une repossession de ce qui nous lie à la nature, aux autres et à nos corps. [Alicia Reymond]

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Lou Cohen

Le travail de Lou Cohen offre un espace d’agrandissement des corps. Cette fonction donnée au dessin, à la peinture ou à la vidéo produit un effet puissant, un peu étourdissant, qui pose assez frontalement la sensation d’un « manque de perspective » – à entendre et à interroger dans tous les sens du terme. Les visages, les corps, les mains : les personnages semblent enfler comme pour se faire une place dans un monde qui manque d’air et de souffle. En résulte une pratique qui mêle précision fatale et diagnostic joyeux. [Clara Schulmann]

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Nelson Schaub

Le travail de Nelson Schaub explore les imaginaires : ceux qu’on projette sur les corps, ceux qu’on crée comme moyen d’échapper au monde, mais aussi ce qu’ils produisent sur nous. En puisant notamment dans la pop culture, la science-fiction, le fan art, il multiplie les univers et les possibles pour générer d’autres récits. Avec humour et douceur, Nelson Schaub aborde l’intimité des espaces, des émotions et de la perception de soi. Il compose des narrations rythmées, foisonnantes, aux messages tranchés et incisifs. [Jehane Zouyene]

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Caroline Schattling Villeval

Les premières années de pratique de Caroline Schattling Villeval témoignent d’un travail dont l’un des principaux enjeux réside dans l’assujettissement du vécu par l’appropriation des gestes, des actions ou des formes de la banalité de sa vie quotidienne. Depuis 2020, l’artiste crée des sculptures inspirées du monde de la maternité autant qu’elle s’approprie des messages écrits par un cyberharceleur.  Cette performativité pourrait prendre sa source chez des artistes comme Mierle Laderman Ukeles, Marie Laurencin ou Judy Chicago, alors que son regard sarcastique sur les relations humaines et les normes sociales s’impose comme une stratégie d’empouvoirement. [Balthazar Lovay]

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Ilana Winderickx

Entrer en contact avec l’univers d’Ilana Winderickx ne laisse pas indemne. Ses scènes – terme que l’artiste préfère à celui d’installations – évoquent des narrations suspendues où le vivant et le non-vivant, animisés, s’hybrident mutuellement en des infralieux, propices au recueil et au repos. S’inspirant du réel, Ilana prélève les empreintes de détails pour en tirer des versions modulées, augmentées grâce à différentes techniques : céramique, métal, silicone… Il émane de ce travail une profonde empathie qui passe notamment par l’écoute, un autre champ de recherche exploré par l’artiste en tant que productrice de musique électronique et fondatrice du label Lacrymose Rescue. [Maud Pollien]

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